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  • Légereté en apesanteur

    D'ici à ce que Robert Bigelow construise son hôtel sur la Lune, je serai probablement mort de vieillesse, ou je serai trop vieux et trop plein d'arthrite pour entreprendre un tel voyage. Je n'admirerai donc apparemment jamais la rotondité de la Terre, malgré l'envie que j'en ai. Cela dit, les lots de consolation qu'il me reste sont de taille. Et récemment, je me suis offert l'un d'eux : j'ai expérimenté la magie de la microgravité. Le week-end dernier, j'ai en effet réalisé un vol parabolique à Miami ! La bagatelle n'était évidemment pas gratuite, et ne m'aura offert que quelques minutes de bonheur. Mais celles-ci se sont avérées si magnifiques que j'aurais tendance à dire : au diable l'avarice ! Mon beau-père ne partage évidemment pas cet avis, mais pour sa défense, il n'était pas à bord de l'appareil. Il n'a pas goûté à cette incroyable sensation, et a donc sourcillé à l'idée que je gâche un tel montant pour ça. Son raisonnement, d'ailleurs, tenait la route : je dois reconnaître que si l'on s'en tient aux pures mathématiques, cinq mille euros pour moins de six minutes de bonheur, ça peut sembler déraisonnable. Mais une fois qu'on sort du simple calcul mental, on se rende compte que cette expérience représente pour tout être humain quelque chose de bien plus essentiel qu'un écran 3D ou tout autre gadget technologique : c'est un instant qu'on ne vit qu'une seule fois, et un instant rare, qu'on n'oublie pas. Il a fallu attendre des millénaires pour qu'il soit possible de faire l'expérience de cette sensation. Tous les hommes ayant vécu avant cela n'ont jamais pu goûter une sensation de cette nature. Alors je n'y vois pas une perte de temps et d'argent, mais au contraire un privilège rare en ce monde : celui d'avoir pu s'extraire, même l'espace d'un instant seulement, à la gravité terrestre. Il y a des moments qui n'ont pas de prix, et celui-là en fait partie. Si vous souhaitez approfondir la question et vous faire votre propre opinion sur la question, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé ce vol en apesanteur !

  • Les réseau Lacs sentinelles : suivi à long terme des lacs d'altitude

    Espaces emblématiques du massif alpin, les lacs d’altitude sont reconnus pour leur « haute valeur environnementale » et par leur « forte sensibilité aux changements environnementaux ». Ces écosystèmes apparaissent comme fortement symboliques de la pureté et de la beauté des Alpes et représentent un enjeu patrimonial fort pour de nombreux acteurs du massif dont, en premier lieu, les populations locales. Pour les scientifiques, ce sont des lieux d’étude hors pair, puits de connaissances à la croisée des disciplines. Ils constituent également un enjeu pour les gestionnaires qui cherchent à acquérir une meilleure compréhension de ces milieux singuliers et à définir des solutions de gestion adaptées. Soumis à la fois à des perturbations locales et globales, leur fonctionnement est en effet complexe et rend difficile la proposition de programmes de protection et de restauration efficaces, pourtant indispensables à l’atteinte du bon état écologique des masses d’eau imposée par la DCE. Les lacs d’altitude, pourtant très nombreux et riches en biodiversité, ne sont que peu suivis dans le cadre de la directive et restent encore peu étudiés. Face à ce constat, de grandes questions se posent : Comment évoluent ces milieux ? Quels sont les impacts des activités humaines sur ces écosystèmes ? Quelle place tient le changement climatique dans ces évolutions ? Comment diagnostiquer ces changements et réagir à d’éventuels dysfonctionnements ? Pour apporter des éléments concrets de réponse à ces questionnements, le réseau Lacs sentinelles s’est structuré, depuis fin 2013, en Groupement d’Intérêt Scientifique dont l’objectif est d’améliorer la connaissance du fonctionnement des lacs d’altitude (programmes de suivis et de recherches interdisciplinaires), de suivre et de qualifier les tendances évolutives de ces milieux (outils et méthodologies), et d’identifier sur quels types de facteurs il est possible d’influer pour proposer, à terme, des mesures de gestion pertinentes de ces milieux.