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International

  • Préparation politique au Portugal

    Le mois dernier, j'ai découvert Lisbonne lors d'un voyage de groupe. Et entre deux visites, j'ai voulu discuter politique avec quelques personnes. Et, bien évidemment, des législatives tant attendues. Il ne faisait aucun doute pour chacun de nous qu'il y aurait une absention non négligeable et un franc succès pour le label Macron. Mais personne, je crois, n'avait prévu une telle lame de fond dans les runes! Tout d'abord, l'absention s'est largement exprimée. 50% des électeurs ont boudé le scrutin ! Il y a différentes façons d'interpréter ce phénomène, mais à mes yeux, cette abstention doit être interprétée en prenant en compte celle du premier tour de la présidentielle (qui était déjà étonnante pour ce type de scrutin). Il est important de comprendre que Macron, même s'il a gagné l'élection sans problème, a obtenu ce score grâce au refus du Front national, mais pas du tout en raison de ses idées à lui. Et puisqu'une majorité allait de toute manière aller au président fraîchement élu, nombre d'électeurs n'avaient pas forcément envie de voter pour rien. Et se sont donc abstenus. Mais ce qui caractérise ces législatives, c'est le tsunami qui a balayé les partis majeurs. Le PS, qui disposait de 50% de l'Assemblée, est en ruines : il conquiert encore moins de sièges qu'en 93 ! Du côté du FN, l'échec est encore plus cuisant, d'une certaine manière. Il n'a recueilli que 13,9% des voix, après avoir pourtant été au deuxième tour de la présidentielle. Pire encore, le score est similaire au scrutin de 2012, où le FN avait décroché 13,6% des suffrages et fait élire au final deux députés : Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen. Bref, ce n'est pas la joie au FN. Ce Parlement ultra-macroniste pourrait pourtant être, pour la suite, un véritable problème. En l'absence d'un parti d'opposition pour le contrer, le couple exécutif pourrait en effet bien être confronté à une opposition de la rue. D'autant que les sujets explosifs sont nombreux. Au passage, si la destination ne vous est pas familier, je vous invite à essayer : c'est carrément somptueux. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du blog sur cette de voyage groupe au Portugal qui est très bien rédigé sur ce thème..

  • De Bari à Trump

    Dans quel monde vivons-nous ? C'est une vraie question que je pose ici. Parce que, personnellement, je n'ai aucune réponse à cette question. Plus depuis les élections américaines, en tout cas. Jeudi dernier encore, je suis allé avec mes collègues à Bari en Italie à l'occasion d'un incentive. Et le dernier soir, nous avons évoqué le parcours sans-faute de Trump outre Atlantique : tout le monde le donnait perdant, et il est pourtant parvenu à créer la surprise. Cette élection va sans doute avoir un effet domino dans le monde entier ; les pièces ont déjà commencé à se mettre en branle et le paysage géopolitique évolue sensiblement. Néanmoins, il est possible que cet improbable président américain ne soit pas le dingue qu'il a prétendu être : juste un business man particulièrement rusé et prêt à tout pour arriver à ses fins. Il a en effet battu, à plate couture si l'on considère que tout le monde était contre lui, l'establishment grâce à ses promesses provocantes. Mais depuis son élection, il a déjà largement fait évolué son postulat de départ : il ne touchera finalement pas à la sécurité sociale mise en place sous Obama ; son idée de rétablir la torture lui est passée ; sa muraille géante s'est muée en clôture. En réalité, cet homme pourrait bien être un président bien plus efficace qu'il n'y paraît. Evidemment old school, mais pas tant que ça, en fait. Et si vous doutez de son intelligence, rappelez-vous toujours que cet homme est parvenu à s'imposer contre toute l'élite d'un pays. Maintenant que j'y pense, Trump est en fait peut-être du même acabit que les autres politiques. Il n'en serait qu'une version exagérée. Qu'on y pense : il n'a pas menti plus que François Hollande quand il promettait de ne pas inviter de dictateurs en grande pompe à Paris ; il n'a pas été plus méchant que le petit Nicolas promettant aux habitants de nettoyer la banlieue « au karcher ». Ce comédien est finalement l'enfant prodige de notre société : un monstre ayant mêlé de manière décomplexée la sphère politique avec celle de la pub. Et je gage qu'en 2017, d'autres se préparent à faire de même. Mais il y a déjà un nain en moins dans la course, et c'est déjà ça de gagné. Sinon, cet incentive en Italie a été un excellent moment de détente. Les animations étaient totalement inattendues mais plutôt bien faites. Tenez, je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée, si vous avez besoin d'idées pour vos incentives.

  • La Tchéquie forme une milice nationale

    Le lieutenant-colonel tchèque Marek Obrtel, ex-médecin de guerre de l'Otan en Afghanistan qui a rendu sa décoration à l'Alliance en guise de protestation contre sa politique à l'encontre de la Russie, est en train de créer "une milice nationale" dans son pays. Contacté par Sputnik, l'ancien militaire a affirmé que l'Etat tchèque était "incapable d'assurer la sécurité de ses citoyens sur son propre territoire" face aux défis contemporains tels que la crise migratoire ou la montée de l'extrémisme. "Notre structure cherche à devenir une sorte d'armée de milice, comme l'Armée suisse, pour se charger de la sécurité du pays. Nous pourrons apporter une assistance dans la lutte contre les catastrophes naturelles ou protéger le pays contre la vague migratoire si elle monte de nouveau", a expliqué l'interlocuteur de l'agence. Selon lui, l'armée tchèque est aujourd'hui moins préoccupée par la défense du pays, mais "toujours prête à faire son service dans des parties éloignées du monde ou quelque part en Europe, notamment à la frontière avec la Russie". "En ce qui concerne la sécurité intérieure, elle est toujours en retard", indique M.Obrtel. Il constate que les autorités tchèques regardent son organisation, qui compte aujourd'hui 90 branches dans diverses localités du pays, "d'un œil soupçonneux". "Cependant, nous sommes régulièrement confrontés à l'incapacité des institutions officielles lorsqu'il faut combattre la restriction des droits souverains de la République tchèque au sein de l'Union européenne, résoudre le problème d'immigration ou lutter contre les violations des normes démocratiques à l'intérieur du pays", souligne le colonel.